Le Top 10 des stars de Londres

15 Aug

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Rideau sur Londres. Deux semaines marquées, avant tout, par des champions et des championnes qui ont, plus que d’autres, laissé une empreinte indélébile sur ces Jeux de la XXXe Olympiade. Nous en avons choisi trente. Il en manque, forcément. Et notre classement est évidemment subjectif.

Difficile de comparer des athlètes en lice pour un seul titre et d’autres dans de multiples épreuves, comme en natation, athlétisme ou gymnastique, et des personnalités issues de sports collectifs ou individuels. Mais nous n’avons pas pu résister à ce petit jeu. Seul critère objectif, il n’y a là que des champions olympiques.

Pour nous, voici donc les trente figures les plus marquantes des J.O. de Londres. Donnez-nous votre propre classement. A vous de jouer.

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Bolt ou Phelps? Phelps ou Bolt? D’un côté, le plus grand sprinter de l’histoire. De l’autre, le plus fabuleux nageur de tous les temps. Fait unique dans l’histoire des Jeux Olympiques, les deux plus grandes stars de ces J.O. sont les mêmes que quatre ans plus tôt. La persistance de ces deux champions hors normes au sommet d’une Olympiade à l’autre renforce leur aspect exceptionnel. Alors, nous avons eu beau retourner le problème dans tous les sens, impossible pour nous de les distinguer, de les séparer. Ce n’est pas un non-choix. Au contraire. Mais aucun de ces deux-là ne peut se contenter d’une deuxième place à l’issue de ces Jeux. Ils sont uniques… tous les deux.

1. MICHAEL PHELPS (Natation – Etats-Unis – 6 médailles dont 4 d’or)

Autant le dire tout de suite, Michael Phelps a connu à Londres un indéniable déclin. Après les huit médailles (dont six titres) d’Athènes et les huit titres de Pékin, le nageur de Baltimore a dû se contenter de six petites médailles à Londres, dont quatre malheureux titres. Voilà pour l’ironie. Pour le reste, Phelps a une fois de plus montré à quel point il était unique. Comme toujours, c’est lorsqu’il ne sera plus là que, peut-être, nous commencerons à mesurer réellement à quel point ce que ce bonhomme a accompli est exceptionnel. A force de banaliser l’extraordinaire, l’Américain nous a presque blasés. Nous avons tort. Bien sûr, il a fait “moins bien” qu’à Pékin. Mais il a encore fait mieux que tout le monde. Fait unique dans l’histoire des Jeux, il a été le plus gros récolteur de médailles dans trois éditions consécutives !

La liste de ses faits d’armes historiques serait trop longue. Notons quand même qu’il est également devenu le premier nageur (seules Fraser et Egerszegi chez les filles avaient accompli cet exploit) à remporter trois fois de suite une même épreuve individuelle. Il l’a même fait… deux fois, sur 100m papillon et sur 200m 4 nages. A ses deux couronnes individuelles, Phelps a ajouté deux titres supplémentaires en relais (4×200 et 4×100 4 nages), sans oublier, pour le plaisir, deux petites médailles d’argent sur 200m papillon et 4x100m nage libre. Son seul “échec” restera le 400m 4 nages, sa première course, où il a fini à la 4e place. Phelps a tout simplement réussi des Jeux fantastiques. Peut-être pas à l’échelle de Phelps (qui ne concerne que lui) mais selon l’échelle du commun des grands champions. Outre sa remarquable cuvée 2012 en elle-même, ses exploits cumulés Olympiade après Olympiade lui ont permis de s’approprier le record absolu du nombre de médailles. Arrivé en Grande-Bretagne avec 16 médailles autour du cou, il a dépassé les 18 podiums de la gymnaste soviétique Larissa Latynina pour porter ce record à 22 médailles, dont 18 en or. Et plus beau dans tout ça? C’est que Michael Phelps a semblé s’amuser à Londres. Son plaisir, visible, n’a fait que décupler le notre de profiter une dernière fois de ce phénomène.

1. USAIN BOLT (Athlétisme – Jamaïque – 3 médailles d’or)

C’est une légende. C’est lui qui le dit. Usain Bolt était entré dans l’histoire de l’athlétisme ces dernières années mais il n’est pas interdit de penser qu’à Londres, il a écrit la plus belle page de sa carrière. Parce que beaucoup attendaient de le voir trébucher. Parce qu’il n’avait pas été impérial ces derniers mois.  Mais le Jamaïcain a répondu de la plus belle des manières en signant un nouveau triplé historique. Comme à Pékin, il a remporté le 100m, le 200m et le relais 4x100m. Et si, cette fois, il n’a pas accompagné ses deux sacres individuels de records du monde (au contraire du 4×100), il a encore claqué des temps impressionnants: 9″63 sur 100m (deuxième performance de l’histoire) et 19″32 sur le 200 (quatrième meilleur chrono de tous les temps sur le demi-tour de piste). Bolt l’a confirmé, il y a bien lui et les autres en matière de sprint.

Avec ce deuxième triplé consécutif, Bolt a repoussé quelques barrières. Personne, depuis 1896, n’avait réussi à signer deux doublés 100-200. Même Carl Lewis avait échoué dans cette quête à Séoul, se contentant de l’argent sur 200. Il devient le sprinter le plus titré de l’histoire des Jeux Olympiques. Avec six médailles d’or, il pointe désormais au quatrième rang des athlètes les plus couronnés aux J.O., le record étant toujours co-détenu par Paavo Nurmi et Carl Lewis. Bolt les rejoindra-t-il? A Rio, il aura 30 ans. C’est encore jeune. Mais jamais un sprinter n’a réussi à dominer pendant huit ans. Devenir triple champion olympique du 100m renforcerait sa place dans le gotha athlétique et olympique. C’est un défi à sa mesure. Une chose est sûre, Bolt est unique.

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3. MISSY FRANKLIN (Natation – Etats-Unis – 5 médailles dont 4 d’or)

On la présente comme une Michael Phelps au féminin. On verra où en sera Melissa Franklin en 2020, mais la comparaison n’est pas forcément absurde. En tout cas, la jeune Américaine a effectué à Londres une razzia à peu près identique à celle de son illustre compatriote en maillot de bain. Missy a décroché cinq médailles (seul Phelps a fait mieux avec six) dont quatre en or (seule Phelps a fait… aussi bien). La meilleure dossiste de la planète a réussi le doublé sur 100m et 200 dans cette spécialité. La superpuissance collective américaine, via les trois relais, lui ont permis de compléter sa collection avec deux titres et une médaille de bronze supplémentaires. Un bilan exceptionnel pour Franklin, surtout pour une jeune femme de 17 ans. On l’attendait au tournant pour voir comment elle négocierait ses premiers Jeux, ce qui n’est jamais simple, qu’elle abordait avec un statut de vedette, ce qui est encore plus compliqué.

Dire que “Missy the Missile” a répondu présent reste très en deçà de la réalité. Car à la pression inhérente à une telle compétition, Franklin a dû gérer un drame d’une ampleur aussi terrifiante qu’inattendue. Si elle est née en Californie, Melissa a grandi dans le Colorado. Elle suit des cours dans un lycée d’Aurora, la ville où une tuerie sanglante dans un cinéma a provoqué la mort de douze personnes une semaine avant le début des Jeux. Ebranlée par ce drame (d’autant qu’elle a mis plusieurs heures à savoir si des membres de sa famille ou des amis comptaient parmi les victimes, ce qui n’était finalement pas le cas), Franklin a trouvé la force de transformer ce drame en source de motivation. “J’ai nagé pour eux, je pensais aux gens d’Aurora à chaque course“, a-t-elle expliqué. Là-bas, au Colorado, ses victoires mais plus encore son attitude ont été vécues comme une fierté. A Londres, Missy Franklin a donc démontré qu’elle possédait, outre son talent phénoménal, un caractère hors normes. On n’en doutait pas, mais vu les circonstances, elle est plus incroyable encore qu’on ne pouvait l’imaginer.

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4. JASON KENNY (Cyclisme sur piste – Grande-Bretagne – 2 médailles d’or)

4. CHRIS HOY (Cyclisme sur piste – Grande-Bretagne – 2 médailles d’or)

Comment séparer ces deux là? Ils symbolisent cette triomphale armada britannique qui n’a laissé que des poussières de gloire au reste du monde sur le vélodrome londonien. Unis dans la victoire lors de la vitesse par équipes où, associés à Hindes en starter, ils ont surclassé la France en finale, Jason Kenny et Chris Hoy ont ensuite chacun volé vers leur moment de gloire personnelle. Et là, quand il y en a pour deux, il y en a pour eux. Kenny, d’abord. Il a commencé par claquer le record olympique lors des qualifications sur 200m. Ensuite, il a dominé tous ses adversaires un à un, en deux manches, y compris Grégory Baugé en finale. Ce même Baugé qu’il n’avait pourtant encore jamais battu et face auquel, quatre mois plus tôt, il était apparu totalement impuissant en finale des Championnats du monde. Mais le Kenny de Londres était un tout autre Kenny. Beaucoup plus confiant, beaucoup plus rapide aussi. Son sacre dans l’épreuve reine en a fait un des héros des Jeux outre-Manche.

A côté, Chris Hoy, pardon, Sir Chris Hoy, n’a gagné “que” le keirin, moins prestigieux que la vitesse individuelle. Mais avec cette victoire et cette deuxième médaille d’or à Londres, il a doublement écrit sa légende: celle de son sport, en devenant le pistard le plus titré de l’histoire des Jeux. Celle de son pays ensuite puisque, avec six couronnes olympiques, Hoy est désormais le Britannique le plus titré des J.O.. Il a dépassé un autre mythe, le rameur Steven Redgrave. L’extraordinaire domination britannique a suscité pas mal de question, surtout par son ampleur et, d’une certaine manière, sa soudaineté, car les Britanniques étaient restés un peu en retrait depuis Pékin (de façon toute relative, cependant). Mais les faits sont là. Kenny et Hoy, d’abord ensemble, puis chacun de leur côté, ont fait de ces Jeux leurs Jeux. L’ambiance indescriptible du vélodrome, qu’ils ont créée autant qu’elle les a portés, ils ne sont pas près de l’oublier.

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6. DAVID RUDISHA (Athlétisme – Kenya – 1 médaille d’or)

Jeudi dernier au Stade Olympique, David Rudisha a fait un peu plus que devenir champion olympique du 800 mètres. Le Kényan a tout simplement bouleversé les certitudes que l’on avait sur l’épreuve. Que l’homme soit capable de passer sous la barre des 1’41” ne faisait guère de doute. Cela devait bien arriver à un moment ou un autre. Quand on est capable d’effacer Wilson Kipketer des tablettes à 21 ans et que l’on bat à nouveau son propre record du monde une semaine plus tard, on peut tout faire, ou pas loin. Mais que David Rudisha abaisse la référence à 1’40″91 un soir de finale olympique… Le plus fort dans tout ça, c’est que le demi-fondeur avait prévenu tout le monde. Avec sa foulée interminable (2,7m), il arrivait à Londres sans pression et avec le doublé en tête : médaille d’or et record. Comme Alberto Juantorena l’avait fait en 1976 du côté de Montréal.

Je savais que les gens étaient venus voir Bolt. C’était un honneur de courir le même soir que lui. Je pensais que je si pouvais faire quelque chose de bien, ce serait génial.” David Rudisha l’a fait. Tout seul, comme un grand. Cette finale olympique, Rudisha l’a menée de A à Z. En finale de grand championnat, pas de lièvre pour battre les records. Sinon lui, qui s’est irrésistiblement envolé dans le second tour de la course et, finalement, a servi à ses adversaires qui se sont “accrochés” tant bien que mal à la foulée du Kényan. Tous les finalistes ont battu le record personnel ou, pour Andrew Osagie, dernier de la finale, leur temps de l’année. Nijel Amos, deuxième derrière le maitre (1’41”73), est même devenu le troisième homme le plus rapide de l’histoire, à égalité avec… Sebastian Coe qui, en grand connaisseur, a jugé que l’exploit de David Rudisha était le “summum” de ces Jeux Olympiques. Et la preuve qu’il n’y a pas que Bolt dans la vie, Rudisha aussi. Le pire dans tout ça ? Rudisha n’a que 23 ans. Rendez-vous à Rio de Janeiro dans quatre ans.

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7. SERENA WILLIAMS (Tennis – Etats-Unis – 2 médailles d’or)

Ce que Serena veut… Si certains ont encore des doutes sur la motivation des joueurs et des joueuses de tennis en matière d’Olympisme, cette édition 2012 a tout fait pour convaincre les sceptiques. En débarquant à Londres dans la foulée de son titre à Wimbledon, Serena Williams avait été claire: les Jeux constituaient un objectif majeur de la saison pour elle. Mieux, elle avait annoncé sa razzia. Elle voulait tout, le simple et le double avec sa sœur. Et ce que Serena dit… Elle repart donc de Londres avec deux médailles d’or, comme elle l’avait promis. Mine de rien, là voilà bien installée dans le gotha olympique avec quatre titres au compteur. En double, avec sa sœur Venus, elle a décroché son troisième sacre consécutif après ceux de Sydney et de Pékin. Trois titres, même à deux, ce n’est pas si commun.

Mais c’est évidemment son triomphe en simple qui donne à ses Jeux toute sa dimension. En 2008, à Pékin, Serena Williams avait disparu en quarts de finale. “Mais là, à Wimbledon, je savais que j’avais une chance unique, je ne pouvais pas la laisser passer“, expliquera-t-elle. Wimbledon, c’est son jardin. En pleine confiance, Serena n’a pas perdu un seul set et ses deux derniers matches ont viré au carnage pour ses adversaires: 6-1, 6-2 contre Azarenka en demi-finale et surtout 6-0, 6-1 en finale face à Maria Sharapova. Quatre jeux perdus en quatre sets face aux deux premières du classement WTA. C’est peu dire que la cadette des Williams y a mis la manière. Elle a même trouvé le moyen de provoquer une grosse polémique aux Etats-Unis à cause de sa petite danse de célébration, le “Crip Walk”, qui doit son nom et son origine à un gang de Los Angeles dans les années 70. “C’est tout simplement moi, Serena. J’aime danser“, s’est-elle défendue. Ce que Serena veut…

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8. BEN AINSLIE (Voile – Grande-Bretagne – 1 médaille d’or)

Pour Jacques Rogge, le président du CIO, il est l’homme de ces Jeux. “C’est toujours très difficile de comparer les médailles d’or. Mais si je devais comparer, je dirais que Ben Ainslie est celui qui sort du lot“, a confié le Docteur Rogge. Le patron belge du Mouvement Olympique n’est sans doute pas tout à fait objectif puisqu’il a lui-même participé aux épreuves de voile par trois fois, entre 1968 et 1976. Solidarité entre marins, probablement. Reste que Ben Ainslie est effectivement un des athlètes ayant marqué de son empreinte cette édition 2012. L’Anglais est passé via ces Jeux de Londres du statut de grand champion à celui de légende de son sport. Sacré en Finn le 5 août, Ainslie a obtenu sa quatrième médaille d’or (une en Laser, trois en Finn) et rejoint le légendaire Danois Pol Elvstrom, qui avait lui gagné quatre médailles d’or en voile entre 1948 et 1960.

En 1996, pour ses premiers Jeux, il avait ramené de l’argent en laser. Pas mal, à 19 ans. Sauf que Ben Ainslie, lui, avait vécu cela comme un traumatisme. La deuxième place n’est pas dans ses gênes. A Sydney, Athènes, Pékin et donc Londres, il n’aura rien d’autre que l’or. Compétiteur hors normes, il a assouvi sa soif de victoires au point de devenir un des plus grands marins de l’histoire olympique. Il a pourtant failli ne jamais voir ces J.O. de Londres. Lors des Mondiaux de Perth, l’an dernier, Ainslie avait craqué dans la dernière régate: s’estimant gêné par un bateau média, il avait sauté à l’eau avant de monter sur le bateau en question pour secouer un cameraman. En théorie, Ainslie aurait dû être suspendu deux ans. Il avait été simplement déclassé, mais avait réussi à éviter toute suspension. A quoi ça tient, la légende…

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9. WU MINXIA (Chine – Plongeon – 2 médailles d’or)

Des 38 médailles d’or glanées par la Chine dans ces Jeux de Londres, les deux obtenues par Wu Minxia ne sont pas les moins notables. Pour la troisième fois consécutive, elle a été sacrée en plongeon synchronisé 3 mètres (avec Guo Jingjin en 2004 et 2008 et avec He Zi cette fois). Du jamais vu dans cette discipline. La native de Shanghai a aussi et surtout décroché pour la première fois l’or en individuel sur le tremplin de 3 mètres. Elle avait obtenu l’argent à Athènes et le bronze à Pékin. Avec ce doublé, Wu Minxia rejoint Guo Jingjin dans la légende olympique. Elle est la plongeuse la plus médaillée de l’histoire des Jeux avec six médailles, dont quatre en or. Au passage, elle a pulvérisé le record olympique de Guo Jingjing au tremplin 3M, avec un score de 414. A 26 ans, Wu Minxia a annoncé son intention de se retirer. C’est ce qui s’appelle partir au sommet.

Peut-être se rapprochera-t-elle alors des siens, dont elle est éloignée depuis si longtemps. Elle a quitté sa famille il y a dix ans pour rejoindre un camp d’entrainement. Tout au long de ces années, ses parents lui ont caché les drames qui touchaient la famille, comme le cancer du sein dont a souffert sa mère pendant des années ou le décès de sa grand-mère l’an passé. “C’était essentiel de conserver ce mensonge intact. Nous ne lui disions jamais ce qui se passe à la maison. Elle nous appelait pour savoir si tout allait bien. Nous devions mentir. J’ai serré les dents et j’ai dit qu’il n’y avait aucun problème”, a raconté son père dans un entretien accordé à un grand quotidien de Shanghai au lendemain du deuxième sacre de sa fille. Une histoire à peine croyable.

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10. EVGENIYA KANAEVA (Gymnastique rythmique – Russie – 1 médaille d’or)

Evgeniya Kanaeva aurait pu être la reine des Jeux. Si le programme olympique ne cantonnait pas la GRS au seul concours individuel, il est probable que la Russe aurait effectué une véritable razzia. Lors des Mondiaux de Montpellier, en 2011, elle avait réussi le Grand Chelem avec six titres (général, par équipes, et les quatre engins au programme lors de cette édition). Au total, sur les trois Championnats du monde qui ont séparé Pékin de Londres, elle a décroché au total pas moins de 16 médailles d’or! C’est dire si elle faisait figure de grandissime favorite en arrivant à Londres, où elle venait pour un deuxième titre olympique après celui conquis à 18 ans à Pékin. Mission accomplie pour Kanaeva, qui a survolé la finale, devançant de 2,5 points sa compatriote Daria Dmitrieva.

Kanaeva a obtenu au cours de cette finale la meilleure note au ballon, au cerceau et aux massues, La Sibérienne devant se contenter de la deuxième place au ruban. Au regard de sa suprématie sans faille au cours de la dernière Olympiade comme des résultats de cette finale, on peut donc penser qu’elle aurait probablement remporté quatre, voire cinq médailles d’or à Londres. Mais, même avec son unique titre, elle s’impose comme un personnage incontournable des Jeux. Peu de champions ont dominé leur discipline comme elles ces quatre dernières années. Le degré de difficulté de ses passages est tellement supérieur à celui de toutes les autres que, même quand elle commet une erreur inattendue, personne ne peut l’atteindre. “Il y a elle et les autres, dont moielle est à part“, a expliqué sa dauphine Daria Dmitrieva.

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